Depuis longtemps les collectivités territoriales développent différentes actions pour attirer les entreprises sur leur territoire. C’est ce qu’on appelle la politique de soutien à l’implantation d’entreprise qui fait  régulièrement l’objet de rapports de la Cour des Comptes ou de rapports officiels. Les collectivités territoriales cherchent à offrir un contexte opérationnel favorable à l’implantation des entreprises et elles misent sur le levier des aides. Les aides aux entreprises sont limitées par les règles de la concurrence à l’intérieur de l’Europe et font l’objet de mentions législatives régulières. Elles sont surtout le fait de l’Etat pour soutenir la création et la créativité des entreprises ou compenser leur départ sur des territoires ciblés (voir CGET, Commission interministérielle des aides à la localisation des activités) et des Régions pour définir  un schéma régional de développement économique, d'internationalisation et d'innovation (SRDEII) et allouer les aides (Loi Notre 2015-991 du 7 août 2015, articles 2 et 3). Les communes et leurs EPCI conservent la possibilité d’intervention sur quelques secteurs d’activité (cinéma, santé) et sur les espaces ruraux en difficulté. Mais elles disposent également d’autres moyens d’intervention moins directement identifiables. Ils comprennent traditionnellement les aides fiscales, souvent des baisses de taux d’imposition pour les impôts sur les entreprises ou des réductions fiscales pour favoriser certaines activités ou certains investissements. Ces aides très répandues avant la réforme de la taxe professionnelle, continuent à être invoquées dans le nouveau contexte fiscal. Leur impact reste tout autant mystérieux : il ne semble pas avéré statiquement mais il est mis en avant par les collectivités territoriales comme un levier efficace. Un travail en cours au sein du réseau « Finances Locales » sur la fiscalité locale et croissance de l’emploi dans le bloc communal pourrait permettre de lever ces incertitudes. Les collectivités locales cherchent traditionnellement à attirer les entreprises en mettant à leur disposition de terrains aménagés dans des « zones d’activité économique » (ZAE). Elles participent également à la mise à disposition de locaux à prix réduit pour le démarrage ou le soutien des petites entreprises ou les start-up. Deltour-Becq (2014) rapporte que les entreprises sont sensibles à cette offre foncière ou immobilière, en complément de la présence d’infrastructure de transport et de services.