Les 100 mots (suite)

 

- ne pas vivre à crédit. Dans l’article « L’impôt, l’emprunt, le déficit »[**], Paul FABRA justifiait la dette publique, en ces termes : « D’un point de vue économique, la dette publique ne pose problème que dans la mesure où elle finance des dépenses improductives au sens strict du terme. Or, tel est pratiquement le cas puisque, depuis plusieurs années la politique a consisté à sortir du budget les dépenses correspondant à des investissements économiques générateurs de revenus et qui par conséquent peuvent se rembourser eux – mêmes.…. Pour éviter toute confusion, improductif ne signifie pas inutile, et il arrive souvent qu’une dépense que l’on peut qualifier d’improductive parce qu’elle n’est pas financièrement rentable soit indispensable et plus utile qu’un investissement économique. La distinction ne vaut que pour le mode de financement. Faut – il rappeler que, pour les dépenses improductives, le seul mode de financement que l’on puisse recommander, c’est l’impôt. ».

Que penser alors d’un recours à l’emprunt pour financer, par exemple, des travaux de voirie, dépense improductive, par définition ?

 

Forts de ces quelques remarques nous vous invitons à parcourir les 100 mots incontournables à l’usage des financiers territoriaux…


 

[*] Dans la chronique intitulée « Un super impôt sur les patrimoines pour rembourser la dette » et publiée par Les Echos du 19 mai 1995, Paul Fabra écrivait : « C’est la dépense publique qui fixe le niveau du prélèvement. La dépense courante (non productive de revenus futurs) est financée par l’emprunt est consommée une fois pour toute. Le remboursement d’un emprunt à dix ans se fera, à ce moment – là, par le transfert du pouvoir d’achat du contribuable au porteur de la créance de l’Etat. Il est erroné de prétendre qu’emprunter, c’est reporter le poids de la dépense sur la génération future. ».  

[**] Voir journal Le Monde du 18 septembre 1990.