Le rebond marqué des taux longs met à mal la dette française
Le rebond des prix énergétiques depuis le point bas atteint fin juin s'est prolongé continument jusqu'à fin octobre, entrainant dans son sillage les anticipations d'inflation et les taux d'intérêt. Cette pression met dans la difficulté les agents économiques appelés à solliciter fortement les marchés financiers, et au premier rang ceux d'entre eux dont les leviers budgétaires sont limités. La France a sur ce plan connu une dégradation spectaculaire de ses conditions de financement en quelques mois, qui était attendue, mais peut-être pas à cette vitesse. Au-delà des taux d'emprunt, catastrophiques, mais encore supportables, c'est la rapidité de la dégradation et l'absence de toute perspective d'amélioration qui sont alarmantes.
Grégoire VINCENOT
Les décisions de politique monétaire de la BCE et de la FED sont remarquablement alignées depuis la rentrée : toutes deux ont remonté leur taux début septembre, toutes deux ont passé leur tour fin octobre, et toutes deux ont donné des signaux clairs qu'il fallait s'attendre à un nouveau tour de vis prochain (plutôt le 9 décembre pour la FED, et plutôt le 4 février pour la BCE).
Côté FED, augmenter les taux à quelques jours des Midterms du 3 novembre aurait eu une signification politique peu souhaitable. Cependant (...)
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