La priorité reste à l'indexé et au Livret A
La forte remontée des taux consécutive au retour de l'inflation demande à être mise en perspective. Les taux, longs en particulier, étaient déjà relativement élevés avant le déclenchement du conflit en Iran. Et le risque est pour les prochaines années plutôt celui d'une dépression économique prolongée s'accompagnant du retour de taux bas, voire très bas, plutôt que celui d'un emballement des prix obligeant les banquiers centraux à faire s'envoler les taux directeurs. L'inconnue est majeure sur la crise en Iran, mais elle l'est aussi sur les conséquences économiques de la montée en puissance de l'intelligence artificielle, et elle l'est singulièrement pour la France sur le plan politique. Une collectivité portant un encours de dette significatif doit à cet égard se prémunir du « risque » d'un retour à des taux très bas. Ou pour le dire autrement : se mettre en capacité de capter des taux fixes très bas s'ils faisaient leur retour.
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