Un choc énergétique qui s'installe
Le choc énergétique né de la guerre en Iran ne s'est pas dissipé avec l'accord de juin : il s'est installé dans les prix, puis dans les politiques monétaires. Fin septembre 2026, l'inflation dépasse 3 % en France comme en zone euro, la BCE a relevé deux fois ses taux, l'Euribor 3 mois avoisine 2,6 % et l'OAT 10 ans approche 4,9 %, à 147 points de base du Bund.
Fatima Zahra CHAOUI
Le conflit a débuté le 28 février 2026 par une attaque américano-israélienne contre l'Iran. Téhéran a répondu le 4 mars en fermant le détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial et 20 à 25 % du gaz naturel liquéfié. Le Brent a rapidement dépassé 100 dollars, puis approché 120 dollars en mai, après l'instauration d'un blocus naval américain des ports iraniens à la mi-avril.
Le protocole d'accord conclu à la mi-juin, sous médiation pakistanaise, prévoyait la cessation des hostilités, la réouvert (...)
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